1. The brilliance of Charles Simic

    What the Gypsies Told my Grandmother while She was Still a Young Girl

    War, illness and famine will make you their favorite 
         grandchild.
    You’ll be like a blind person watching a silent movie. 
    You’ll chop onions and pieces of your heart
         into the same hot skillet. 
    Your children will sleep in a suitcase tied with a rope. 
    Your husband will kiss your breasts every night
           as if they were two gravestones. 

    Already the crows are grooming themselves 
         for you and your people. 
    Your oldest son will lie with flies on his hips
          without smiling or lifting his hand. 
    You’ll envy every ant you meet in your life 
         and every roadside weed. 
    Your body and soul will sit on separate stoops
          chewing the same piece of gum. 

    Little cutie, are you for sale? the devil will say. 
    The undertaker will buy a toy for your grandson. 
    Your mind will be a hornet’s nest even on your
          deathbed. 
    You will pray to God but God will hang a sign
          that He’s not to be disturbed. 
    Question no further, that’s all I know. 

  2. "This is a man in need. His fear is naked and obvious, but he’s lost… Somewhere in his darkness.
    His eyes wide and bleak and tortured. I can soothe him. Join him briefly in the darkness and bring him into the light."
    E.L. James, Fifty Shades of Grey (via sillysweet)
  3. "Perhaps I’ve spent too long in the company of my literary romantic heroes, and consequently my ideals and expectations are far too high."
  4. Must read: Le Japon n’existe pas - Alberto Torres-Blandina

    That moment when you read an except from a book in French and understand every word: rare. I must read this in French!

    Mademoiselle ! Vous avez oublié votre livre sur le siège !
    De rien. J’ai vu que vous partiez et je me suis rendu compte que vous alliez oublier quelque chose. Tenez, le voilà : Baudelaire, Les Fleurs du mal. Je vois que vous le lisez en français… Vous êtes française ? Non, bien sûr, je trouvais que vous n’aviez pas tellement une tête de Française…
    Eh bien, je ne sais trop comment décrire une « tête de Française ». Après tant d’années ici, je pourrais vous dire qui est de Paris et qui d’une autre ville, mais ne me demandez pas de vous expliquer, je ne saurais pas. Ça tient à de petits détails…
    Moi ? Non, je ne l’ai pas lu. Je ne connais presque rien en poésie. Enfin, je connais un poète… mais ce n’est pas un poète important…
    Je ne crois pas que vous le connaissiez. Il est finlandais…
    Exact ! C’est Jussi Latval. Vous l’avez lu ? Incroyable ! Il n’y a pas longtemps j’ai fait la connaissance d’un couple qui était tombé amoureux grâce à un de ses poèmes… Oui, c’est ce que je leur ai dit, que c’était un peu bizarre de tomber amoureux avec ces poèmes, si existentiels…
    Comment dites-vous ? Derrière la routine des lèvres / Maintenant dans mon demi-sommeil / Enfin je t’embrasse… Non, je ne le connaissais pas. C’est peut-être celui-là. Il a dû l’écrire dernièrement…
    Oui, oui, je sais qu’il est mort et que les morts n’écrivent pas… Mais ce mort est un peu spécial… Il a rendu l’âme dans cet aéroport. Vous le saviez ? Non ? Eh bien, maintenant vous le savez.
    Que savez-vous de plus sur Jussi ? … Ce que vous avez lu sur Internet. Il y a beaucoup de sites sur lui ? C’est vrai ? Je vais vous raconter quelque chose. Vous avez cinq minutes ? Bon, venez avec moi, on va s’asseoir là, parce que rester debout toute la journée…

  5. That’s how I felt in Paris

    That’s how I felt in Paris

  6. "The rivalry of the poet and philosopher goes back a long way. Since Nietzsche, all philosophers claim to be poets, they all envy poets, they are wishful poets or approximate poets."
    Badiou